UN LIEU D'ÉCHANGES

Mettre d'aplomb ses idées, ses idéaux, les réalités sociales et économiques et son métier, ce n'est pas chose aisée. Notre métier de producteur de spectacles n'échappe pas à cette réalité. Chaque jour qui passe nous pousse à nous engager davantage et nous ouvrons ici un espace de réflexion. Nous y exposons un certain nombre de question et quelques mesures prises par Le Terrier. Nous espérons vivement que vous vous sentirez bien dans ce lieu et que vous aurez envie d'y échanger avec nous. N'hésitez pas à proposer vos contributions à l'adresse contact@leterrierproductions.com ou en nous appelant. Le rêve sera de pouvoir vous recevoir dans un lieu ouvert, à l'instar du Terrier des Blaireaux, dont les galeries sont accessibles à tout animal qui aurait envie ou besoin de s'y abriter.

NOS QUESTIONNEMENTS

Durant le confinement, notre vie s’est ralentie, la terre se porte mieux : y aurait-il pire chose à faire que de ne pas en prendre acte et de ne rien changer ? Depuis le début de la crise sanitaire, les professionnels de la culture ont répondu volontiers et solidairement. Cette union force le respect et nous devons aux plus actifs aujourd’hui – souvent ceux qui l’étaient déjà hier – notre totale reconnaissance. Au Terrier, nous n’avons jamais su nous impliquer dans ces dialogues, même si nous savons que la défense du secteur culturel rejaillit bien au-delà de la préservation d’acquis sociaux pour le bien des employés du secteur.

Nous sommes pourtant les premiers convaincus qu’il serait temps d’abolir bon nombre de pratiques, pour tout simplement pouvoir nous regarder dans la glace. Nous nous sommes posés les questions suivantes :

- Toute production humaine, artistique ou non, ne devrait-elle pas se poser la question de son coût écologique et y trouver une réponse pour compenser, réparer ce coût ?

- Comment vivre sans contacts avec nos frères humains, sans rencontres, sans échanges ? Cette nécessité n’est-elle pas plus essentielle que d’autres, juste après celle de naître, se nourrir, se loger et mourir dans des conditions décentes ?

- Ne devrait-on pas aller tous ensemble vers une multiplication des Maison Pour Tous, des tiers-lieux de ressources, où trouver entraide, échanges de services et de biens, brassage social, découvertes culturelles et artistiques ?

- Une avancée sociale acquise dans un système non-pérenne est-elle une victoire ?

- Comment repenser les échanges internationaux sans épuiser la planète ? Peut-on continuer à envoyer nos artistes aussi facilement à l’étranger, en avion ?